mickou.com

Un jeune frenchy au pays des mariachis.

Au Mexique, on doit aider ceux qui devaient nous aider !

Posté par mickou Le 6 - octobre - 2009

Lu récemment dans un papier de Prensa Latina que j’ai eu bien du mal à croire :

 » Como consecuencia de la crisis económica en Estados Unidos, el flujo de remesas se ha invertido y familias mexicanas envían hoy ayuda a sus emigrantes desempleados para superar la situación y evitar que regresen al país. « 

Comme conséquence de la crise économique aux Etats-Unis, le flux des aides financières entre mexicains s’est inversé. Désormais, ce sont des familles du Mexique qui envoient de l’argent aux expatriés partis pour les aider afin d’éviter qu’ils ne reviennent au pays.

Un papier de la Jornada stigmatise même la situation en évoquant le cas de communautés indigènes de Oaxaca ou Chiapas (deux états magnifiques mais parmi les plus pauvres du pays) qui envoient depuis quelques temps de 3000 à 6000 pesos mexicains [ de 150 à 300 € ] par mois à ceux qui ont justement traversé la frontière dans l’espoir de pouvoir leur envoyer de quoi vivre !

Est-ce  » le monde à l’envers  » comme me le disait récemment un ami ?

Je pense plutôt que c’est juste le reflet de la situation économique d’un pays qui a été dirigé par des politiques ayant justement tout fait à l’envers depuis des années.. Comme le dit cet excellent édito de Milenio :  » Es la síntesis de un fracaso de generaciones de gobernantes [...] el balance de mucho tiempo acumulado de promesas de mejoría y que ahora colapsan en una penosa evidencia.  » [Sur la pauvreté : C'est la synthèse d'un échec complet de génération de politiques, le résultat d'années accumulées de promesses d'améliorations qui explosent en une triste évidence].

L’évidence ? Aujourd’hui, selon des chiffres officiels soumis donc à votre seul jugement, plus de 20 millions de mexicains vivent dans ce qu’on appelle ici une  » pauvreté alimentaire  » : c’est à dire qu’avec leur 2$ de revenus maximum par jour, la majorité n’ont pas de quoi nourrir leur famille et peuvent encore moins faire de projets ou de réserves pour le lendemain ! Cette  » évidence  » se passe dans un pays qui possède d’importants gisements de pétrole, des destinations touristiques de rêve, des industries de pointe et une minorité de multi-millionaire pour qui, comme le dit cet article «   la pobreza poco importa, es parte del paisaje y motivo recurrente de la retórica política  » | «  la pauvreté importe peu, elle fait partie du paysage et est un argument récurent dans la rhétorique politicienne  » . Triste.

  • email
  • Print
  • PDF
  • Twitter
  • Facebook
  • MySpace
  • Bitacoras.com
  • FriendFeed
  • del.icio.us
  • Digg
  • LinkedIn
  • Technorati
  • Netvibes
  • Google Bookmarks
  • Tumblr
  • Identi.ca
  • Ping.fm
  • Wikio FR

A lire aussi :

Laisser un commentaire

OPTION: 1